Parc François 1er

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A quelques pas du centre ville, le parc François 1er occupe la partie Nord de la ville et vient buter sur les rives du fleuve Charente qui fait à cet endroit un méandre. L’histoire du parc François 1er est indissociable de celle de la Ville de Cognac qui l’enlace sur les bords de la Charente.

Deux parcs

A l’origine il existait deux parcs : Le Grand Parc et le Petit Parc. Le Grand Parc sur la rive droite de la Charente était un lieu où l’on privilégiait la chasse et s’étendait de Saint-Jacques à Boutiers St-Trojan jusqu’à Cherves-Richemont sur une surface d’environ 500 hectares. Le parc actuel était appelé Petit Parc. Il s’agissait d’une dépendance du château des Valois et un lieu de promenade très apprécié de ses habitants.

La légende veut que lors d’une promenade dans le parc, Louise de Savoie, enceinte, prise de douleurs, aurait donné naissance à François Ier au pied d’un ormeau appelé l’Oumetil. Mais il ne s’agit là que d’une légende…

Le parc devient propriété de la ville de Cognac

Ce parc fut acheté à l’ État, par la ville de Cognac, en 1819. Le site est classé en 1943.

En 1842, l’administration des Eaux et Forêts crée des allées pour la circulation des piétons et des cavaliers. Durant l’hiver 1853/1854, les familles pauvres sont autorisées à ramasser du bois mort et les riverains propriétaires de porcs à les introduire dans le parc. En 1856, un premier plan d’aménagement du site est proposé par le comte Choullot ; il ne sera pas réalisé. En 1884, un nouveau projet paysager est présenté par Edouard André auquel il ne sera pas donné suite. En 1935, le parc est sévèrement abîmé par une tornade.

Le 14 mai 1943, un arrêté ministériel place le parc François 1er en site classé. En 1972, le parc est à nouveau soumis au régime forestier et confié en gestion à l’Office National des Forêts.

En 1980, le parc fait l’objet d’un aménagement forestier d’une durée de 20 ans avant d’être doté d’un nouveau plan en 1990.

La tempête de 1999

Le 27 décembre 1999, en fin de journée, l’ouragan « Martin » s’abat sur le sud-ouest de la France. Avec des vents enregistrés à la station de Châteaubernard à 158km/h, le parc, comme un bon nombre de forêts du Département, perd plus des deux tiers de ses arbres.

Après la tempête de décembre 1999, le constat fut sévère : le parc avait perdu plus des deux tiers de ses arbres. Un nouveau plan d’aménagement a vu le jour afin de dégager les arbres abîmés, de préserver les jeunes pousses et les grands arbres intacts. L’objectif était de reconstituer la forêt du futur grâce aux semis naturels déjà existant. Le parc a subi de nombreux aménagement pour mettre en valeur sa biodiversité, protéger les espèces, et valoriser les sentiers de promenade.

Le nouveau plan d’aménagement 2004-2018

L’Office national des Forêts a mis en place un nouveau plan d’aménagement sur 15 ans en tenant compte des souhaits de la commune.

Les objectifs sont :

  • de conforter la vocation récréative du parc et l’accueil du public avec la mise en place de nouveaux axes de cheminement et de panneaux explicatifs
  • d’atténuer la différence de traitement entre les anciennes parties parc urbain et forêt promenade
  • ne pas créer de zones d’insécurité notamment en gardant un peuplement clair permettant un meilleur champ de vision
  • de prendre en compte l’aspect paysager dans l’aménagement global
  • de maintenir le plus longtemps les arbres épargnés par la tempête
  • de conforter et d’améliorer la diversité faunistique et floristique