Les espaces verts à Cognac : la gestion différenciée

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La protection des espaces environnementaux est un objectif important pour la ville de Cognac qui a mis en place un système de gestion différenciée.

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La ville de Cognac c’est

  • 40 hectares d’espaces naturels dans la ville et 48 hectares pour le Parc François Ier sur les 1550 hectares que représente la ville.
  • 2 000m2 de massifs
  • plus de 100 000 plantes à travers la ville
  • un entretien respectueux de l’environnement avec une gestion différenciée qui prend en compte à la fois le respect des ressources naturelles (eau, faune, flore) et le souci de l’enrichissement du milieu urbain

Une méthode : la gestion différenciée

L’ensemble du « patrimoine vert » est orienté et géré selon le concept de gestion différenciée qui s’inscrit dans une démarche ambitieuse de gestion durable.

Réaliser une gestion différenciée des espaces verts, c’est déterminer un certain nombre de modes de gestion, allant du plus horticole au plus naturel. Pour gérer différemment, il a fallu faire des choix sur des sites qui sont à entretenir d’une manière différente des pratiques habituelles. On développe donc une graduation dans l’entretien des espaces verts ce qui a pour effet d’entraîner un paysage à multiples facettes.

Fondée sur les principes du développement durable, cette méthode à plusieurs enjeux :

  • la volonté de maîtriser les coûts tout en absorbant l’évolution des surfaces et des services.
  • la volonté d’adopter des pratiques mieux intégrées dans la logique générale de développement durable – protection de l’eau, de l’air, diminution des rejets des gaz à effet de serre…
  • la volonté de favoriser le développement de la biodiversité en ville et le souci dans ce domaine de se conformer aux directives nationales – Grenelle de l’Environnement – , et aux directives européennes.
  • la nécessité d’intégrer les évolutions rapides de la réglementation nationale sur la réduction drastique de l’usage des pesticides, dont les herbicides, dans une logique générale de santé publique et de protection de l’environnement.

Des enjeux environnementaux

Par des méthodes plus douces, l’intervention du jardinier est raisonnée, pour limiter les pesticides : le compost produit au sein du service des espaces verts s’est peu à peu substitué à l’emploi classique des engrais chimiques.

Des enjeux économiques

Les ressources naturelles sont mieux gérer pour favoriser les économies en eau : utilisation de plantes vivaces par exemple Plantes vivaces Mai Les Espaces verts ont donc planté des plantes vivaces (Sauge, Lavande, Senecio, Santoline…) dans les endroits les moins fréquentés par la population et des plantes annuelles (Gomehrela, Clomes, Graminés, Rudbeckia…) mais moins gourmandes en eau dans les massifs du centre de la ville.

Des enjeux culturels

L’un des objectif de la démarche est également de préserver et enrichir la biodiversité en valorisant le paysage dans le cadre de vie et en sensibilisant les habitants au respect de l’environnement.

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