Le Blason : une histoire très ancienne

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A l’heure où l’on « relooke » l’identité visuelle de notre cité, il est intéressant de rappeler quelques épisodes de l’histoire de son blason au cours des siècles.

Blason de la villeSa lecture héraldique (science du blason) en est : « De gueules (rouge) à un cavalier le casque en tête d’argent, monté su un cheval de même, contourné (c’est-à-dire regardant vers la gauche - ce qui en matière de blason correspond à notre droite) le cavalier portant une fleur de lys d’or au bout d’un bâton d’argent ; au chef cousu d’azur (bleu) de trois fleurs de lys d’or ».

Un blason est un élément figuré de l’identité d’une personne, d’une ville. Bien que la notion de blason soit fort ancienne, elle n’est pas tombée en désuétude et peut être assimilée à celle bien actuelle du logo. Cognac, possède donc cette marque d’identité issue de l’histoire.
Un homme ne pouvant représenter qu’un homme, on ne le trouve qu’exceptionnellement figuré sur les blasons. Celui de notre ville comporte un cavalier (et non un chevalier). Pour certains celui-ci serait notre roi François 1er, cette hypothèse ne serait pas impossible si elle ne se trouvait contredite par l’histoire riche en événements de notre cité.
Ce cavalier portant un bâton d’argent en bout duquel se trouve une fleur de lys d’or est tout simplement la représentation du Maire (Premier Echevin) dans ses fonctions militaires, car le premier édile de la ville était également capitaine de celle-ci. COGNAC jouit depuis des siècles de libertés communales, les premières connues lui furent accordées par la charte de Jean Sans Terre en date du 4 juillet 1214 et plusieurs fois confirmées par les monarques successifs de notre pays.

Au XIVe siècle, ce cavalier figure sur le sceau de la Commune, avec une petite variante puisqu’il porte une masse d’arme, attribut guerrier. Nous étions encore au Moyen Age et à la fin de cette période de l’histoire, un usage s’était établi pour les souverains de donner leurs armes en « augmentation » aux armes des personnes ou des villes qu’ils voulaient particulièrement reconnaître. COGNAC, devenue partie intégrante du domaine royal devait bénéficier de cette mesure. Cette reconnaissance royale pouvait avoir deux causes, soit la ville était dans le domaine royal, soit celle-ci avait rendu des services à la Couronne. COGNAC répond à ces deux conditions, les trois fleurs de lys sur champ d’azur furent ainsi portées en « augmentation » au « meuble héraldique » initial.
La Révolution devait effacer tant au sens moral que physique ces éléments issus de notre glorieuse histoire, et c’est sous la Restauration au début du XIXe siècle que Cognac devait retrouver ses anciennes armes.